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| I struggle to be brief, and I become obscure. -- Horace |
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| Le Silence de l'Aube Hassane Azar Devant l'autel des divinités, sculpté de promesses perfides, s'alignent des hardes humaines en attente d'un supplice. Des âmes frêles défilent, vouées au culte de la culpabilité, aliénées et soumises à la volonté des tout-puissants. L'effluve d'une passion étrange infeste leurs esprits. La senteur d'un désir étreignant drogue leur inconscience. Des offrandes vivantes signent par le sang l'exégèse d'un drame absurde. Il se réveille affollé. Ce n'était pourtant qu'un rêve d'une nuit. Dans le silence de l'aube, son regard encore troublé fixe ce qui l'entoure: des clés, un verre à moitié vide, un visage angélique et une peau ambrée. Frontière Hassane Azar Là-bas, où la mer rejoint la terre, où lécume efface toutes traces du passage dun vivant, il sest mis à marcher. Son but, linconnu. A sa droite, sétend une terre inerte, pourtant familière et refuge sûr. Lieu de sa naissance et de sa mort. Gouvernée est-elle par les lois des saisons sinon par celles des hommes. Sur ses rochers sédifient des royaumes éphémères, fruits dune fugace folie humaine. A sa gauche, sagite une mer capricieuse et sans limite. Ses fonds gardent le secret dune genèse. Son air sent la liberté. Son eau goûte laventure. Ses flux et reflux indélébiles défient les tentateurs. Elle conserve les cendres de ceux qui lapprivoisent apeurés et raconte la gloire de ceux qui la vainquent. Sur la frontière de ces deux mondes, il poursuit sa quête de linconnu... Est-ce une errance sans lassitude sur le chemin tracé par lexistence ou lultime épreuve dune tentation passagère! Nuit d'octobre Hassane Azar En cette nuit d'octobre, les éléments de la nature se sont déchaînés sur la ville. Il se refugia dans sa chambre. Le labeur du jour exténuait son corps. La solitude rongeait son esprit. Sur les quatre murs qui l'entouraient, dansaient des ombres obscures au rythme des vents fous du monde externe. Les aiguilles de l'horloge lui paraissaient immobiles. Seul le gémissement des vents continuait. A travers sa fenêtre, il contempla la nature déferler sa colère sur les prisonniers de la gravité. Les gouttes de pluie obstruaient sa vision. Des gouttes d'eau au comportement bizarre; deux gouttes emportées par une rafale, s'abattent sur la vitre. Elles s'attirent, puis s'unissent pour en former une nouvelle. Le même processus continue mais la goutte résultante finit par rejoindre la terre où elle se désagrège. Mystérieuse cette force qui attire les substances. Aussi étrange, cette force qui les unit. Encore plus incompréhensible, cette force qui les désagrège. Les aiguilles de l'horloge avaient toutes deux rejoint le XII. Il se rendis alors volontiers au lit. Il était plus froid que cette folle nuit d'octobre... Seule une pensée réchauffait encore son corps, son coeur et son esprit. Petites vérités Hassane Azar A lhorizon, une lumière séclipse; brillent alors au firmament de petites vérités. Eparpillées sont-elles dans le chaos de lunivers. Son cri fend le silence ambiant. Bras tendus, il supplie cieux et terres, mais leur mutisme sacré semble imperturbable. Frêle et las, il promène son regard à travers lobscur infini, cueille ces quelques vérités célestes et se livre ensuite au sommeil éternel. Une âme souffre. Une dualité inhérente avive sa souffrance. Un tiraillement incessant fonde son étant. Une âme erre. Elle rôde sur les voies de la vie et senlise enfin sur les rivages de lexistence. |
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